*Les proches aidants*

Bonjour à tous!

Comme je l'ai annoncé dans un message antérieur, sur ma page Facebook d'auteure, je souhaite partager avec vous quelques réflexions que j'ai eues suite aux lectures d'un cours universitaire traitant de la problématique des proches aidants en santé mentale.

En prenant connaissance de l'entrevue d'un couple de parents, je fus touchée par un aspect de leurs propos.

Ceux-ci expliquent que plusieurs professionnels ont tendance à ne pas beaucoup les écouter, alors qu'ils sont les mieux placés pour parler de l'état de leur enfant atteint de maladie mentale. On leur parle comme si le professionnel savait mieux qu'eux ce qui est bon pour leur enfant, alors qu'il ne l'aura rencontré que pendant très peu de temps.

Certains professionnels sont parfois catégoriques, selon eux, comme s'ils connaissaient tout - non seulement de la personne atteinte, mais aussi de la maladie en général. Pourtant, ils avancent que la maladie est complexe, et s'exprime très différemment pour chaque personne.

Souvent, une réponse catégorique tombera, et ressemblera, pour eux, à ceci: "Donnez-lui tel médicament" ou "Hospitalisez-le tout de suite".

Ces parents se sentent invalidés dans leur compétence parentale. On ne les écoute pas, et on ne les inclut pas dans la prise de décision, ni dans le traitement.

Ils réclament donc de faire partie du questionnement. Ils souhaitent de la part des professionnels une attitude souple, qui questionne l'autre, se questionne elle-même, et qui fait équipe avec les proches afin d'être ENSEMBLE. Ils souhaitent que les professionnels les accompagnent, et non qu'ils fassent à leur place.

Cela demande l'établissement d'un lien de confiance, du temps et de la disponibilité. (Et j'ajouterai que, selon moi, cela demande de l'humilité de la part du professionnel.)

Je pense, pour ma part, qu'une telle approche est bénéfique autant pour les proches que pour la personne atteinte. Elle découle d'une perception de la personne malade qui m'est chère: la personne atteinte de maladie mentale est avant tout une PERSONNE.

Et c'est la personne qui a besoin d'être observée, interrogée, traitée, aidée...

En prenant pour acquis que chaque humain est unique et complexe, et qu'il n'y a pas que sa maladie qui le définisse - loin de là - nous en arrivons naturellement à interroger les proches et à prendre en compte ce qu'ils ont à dire; ils sont (après la personne elle-même) les mieux placés pour parler de la *personne*.

Et ils sont les premiers aidants à interagir avec cette même personne. À pouvoir l'aider.

D'autres aspect de cette problématique m'ont aussi touchée... Et j'en parlerai dans un message ultérieur.

À bientôt!

🕊

Renée